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31 mai 2007
L'ouverture du gouvernement Fillon ou la confusion des genres.
Face à Hortefeux, Dati, Bertrand ou Karoutchi...
Si l'on compare ce que Kouchner, Jouyet ou Besson sont aux au PS et ce que Morin est à l'UDF à ce que Hortefeux, Dati, Bertrand ou Karoutchi sont non pas à l'UMP mais à Sarkozy, alors on peut se dire que l'ouverture est très relative. Mais certains diront, que cette proportion est normale et que l'ouverture existe malgré tout. Et ce n'est pas complétement faux, mais en fait le choix des personalités invitées au gouvernement est secondaire. L'ouverture de Sarkozy semble plus relever de la stratégie que de la vision politique. D'une pierre, deux coups ! L'ouverture de Sarkozy, c'est à la fois déstabiliser encore un peu plus le PS et tuer le discours de Bayrou. A ceux qui ne s'interessent pas au fond des choses, qui s'arrêtent à la forme, Sarkozy peut toujours laisser entendre : "Quel interet de voter Bayrou ? Ce qu'il propose, moi, je le fais !". Cette affirmation est bien sûr une manipulation. Mais ce n'est pas non plus le plus grave.
Au delà de tout cela, ce qui pose le plus de problème c'est que Sarkozy brouille les cartes en permanence : Il est quand même l'homme qui a réussi, disent tous les observateurs politiques, a faire gagner une "droite décomplexée". Loin du Chirac de 95 et de sa fracture sociale (positionnement stratégique concocté par Guaino, le même qui écrit aujourd'hui les discours de Sarkozy), Sarkozy assume son statut d'homme de droite, franchement de droite. Alors quand lors de la campagne, cet homme de droite pur et dur, cite Blum et Jaurès, le seul effet produit, c'est qu'on n'y comprend plus rien. Et quand l'électeur n'y comprend plus rien face à un homme qui multiplie les réflexions qui le dépasse, si cet homme est sensé représenter une élite intellectuelle (le politique en est une), l'électeur se dit même inconsciemment : "De toute façon, tout ça me dépasse car je n'ai pas toutes les cartes en main, laissons ces consdérations aux experts, il doit savoir ce qu'il dit, je lui fais confiance". Si dès que le doute s'installe dans la tête d'un électeur assez peu averti sur l'histoire politique (et il n'est pas du devoir de chacun de l'être, il faut respecter cela!), il se noie dans des infos contradictoires, l'alternative qu'il choisira le plus souvent sera de se décourager, de ne pas creuser d'avantage les incohérences et de se rabattre sur des choses rassurantes, que peut être par exemple un vote "traditionnel et conservateur". C'est sur ce point précis que Sarkozy est une menace pour Bayrou. Bayrou propose une réflexion honnête en intégrant dans le débats des nuances et des idées complexes mais cohérentes qui appellent à une remise en cause de certains principes, à cela Sarkozy répond par des idées comlplexes et incohérentes. Incohérentes comme s'ouvrir à une des figures emblématiques du PS (du moins aux yeux de l'électorat) alors qu'il a réfuté l'ouverture jusqu'au soir du premier tour. L'effet produit c'est que l'idée de l'ouverture devient floue, elle ne veut plus rien dire, et Bayrou qui la défendait par le rassemblement et non par l'introduction d'individualités perd un peu plus de terrain, car cette nuance bien que primordiale est vite exclue par l'électeur un peu perdu !
A voir, un extrait d'un film de Thomas Lacoste : "Réfutations", charge anti-sarko qui propose de multiples interventions de "chercheurs et militants". Tout n'est pas bon, il y a parfois des propos un peu trop "militants" et forcement pas très objectifs, mais parmi les quelques très bonnes interventions, celle d'Eric Fassin mérite une attention particulière tant tout ce qu'il dit illustre parfaitement ce qui se passe aujourd'hui.
Eric FASSIN décrypte Nicolas SARKOZY
14:55 Publié dans Au fil du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30 mai 2007
Arcade Fire, deuxième !
Decidemment, le MoDem aime Arcade Fire ou en tout cas, quelqu'un au MoDem aime Arcade Fire !
Après le titre "Rebellion (Lies)" pour les présidentielles, c'est au tour du titre "Neighborhood #1 (Tunnels)", tiré également de l'album "Funeral", d'être employé pour le clip de campagne des législatives.
C'est vrai que les splendides envolées lyriques de ce groupe canadien absolument génial se marient à merveille avec les invectives de François Bayrou...
Que ceux qui ont choisi ce groupe pour accompagner les campagnes de l'UDF et du MoDem soient bénis !!!
J'espère juste que le 5ème titre de l'album n'est pas prémonitoire pour le MoDem : "une année sans lumière".
"Purify the colours, purify my mind.
Purify the colours, purify my mind,
and spread the ashes of the colours over this heart of mine!"
Question : Les Arcade Fire sont-ils au courant de l'interet que portent les démocrates français à leur bonne musique ?
19:45 Publié dans Au fil du temps | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Sociaux-démocrates du PS, vous n'avez plus de temps à perdre !
L'UMP c'est du solide! En tout cas pour le moment! Elle bénéficie à la fois des fruits de sa bonne stratégie et de la conjoncture favorable qui voit tous ses concurrents en fin de cycle, voire en bout de course...
Bonne stratégie car intelligente, cela ne veut pas dire qu'elle fut honnête. Quand un parti se construit autour d'un objectif (Union pour la Majorité Présidentielle), avant de se construire autour d'une vision, même un recadrage en Union pour un Mouvement Populaire ne respire pas la grandeur d'esprit... Et pourtant ça marche! Quand on parle de rouleau compresseur l'image est à peine exagérée...
Et dans le même temps, il n'y a plus grand monde pour résister à tout ça... Le PS termine sa déliquescence entamée depuis longtemps, le choc de ses éléphants devient un divertissement comme peut l'être la visite d'un zoo et la découverte de beaux animaux sauvages... en cage! Le PS est devenu une cage! Le virage social-démocrate tenté au début des années 90 n'a jamais était franchement assumé. Entre 92 et 95, pas moins de trois secrétaires se succèdent à la tête du parti, Laurent Fabius, Michel Rocard et Henri Emmanuelli dans des conditions mettant en lumière tant les contradictions que les confrontations qui existent au sein du parti... Le retrait de Jacques Delors à la présidentielle de 95 est le point d'orgue de la non construction d'un Parti social-démocrate et révèle en réalité une crise inextricable. La seule victoire que le PS aura su allé chercher par la suite tiendra plus de l'erreur stratégique de Jacques Chirac de dissoudre l'assemblée alors que l'impopularité de son premier ministre Alain Juppé avait battu tous les records. Victoire emportée sur le principe de la "gauche plurielle". On est loin, très loin d'une social-démocratie affirmée...
Alors maintenant, certains attendent beaucoup de DSK. Sans entrer dans le débat de fond sur les positions de DSK (à savoir : est-il vraiment l'homme de la situation?), ne considèrent-ils pas que le pays a perdu assez de temps. Certes François Hollande va laisser la place... mais en 2008! Et DSK est loin d'être le favori pour succéder à François Hollande. Les spectres des anciennes alliances socialo-communistes sont encore bien présents au sein du PS et s’ils ne l'emportent pas, le PS ne préférera-il pas de toute façon, plutôt que de prendre le chemin DSK, prendre la voix Royal compte tenu de l'élan né de l'élection présidentielle. Alors pour espérer, DSK n'a plus qu'à attendre un véritable camouflet de son propre parti aux législatives, pour avoir le plus de chance de ramasser les morceaux, comme on l'a déjà vu faire pendant la présidentielle. Est-ce une attitude digne d'un homme qui doit être en mesure de faire bouger les choses. Dans tous les cas le PS a perdu beaucoup de temps et il n'est pas sûr qu'il arrête d'en perdre... La gauche a bout de souffle va encore perdre les élections...
Quand on compare tout cela au parcours de François Bayrou, on se rend un peu plus compte du chemin accompli... Depuis 94 et son arrivée à la présidence du Centre des Démocrates Sociaux, l'évolution fut constante, rigoureuse et toujours dans le même sens. De Force Démocrate à la présidence de l’UDF, de la liste UDF indépendante aux Européennes de 99 à la nouvelle UDF en 2000, de la résistance face à l'aspirateur UMP en 2002 au vote de la motion de censure à l’assemblée en 2006. De l’indépendance enfin gagnée de l’UDF, le Parti libre au lancement annoncé depuis longtemps du MoDem… Tout est là ! Et quand on voit le temps qu'il faut pour faire bouger les appareils, pour effriter les mentalités, pour convaincre les électeurs, intermittents de l'engagement politique, alors on se dit que le PS est loin, très loin d'arriver à quelque chose dans des délais acceptables... La question est : quand est-ce que les électeurs sociaux-démocrates du PS vont se réveiller ?
Car si l'on a parfois reproché à Bayrou d'avoir le cul entre deux chaises, la réalité est tout autre : c'est le PS qui a le cul entre deux chaises et cela depuis bientôt 20 ans...
La base large de l’électorat du PS est une base ancrée à gauche et le courant social-démocrate (Strauss-Khaniens entre autres) ne pourra pas s'imposer sans heurts à la tête du parti. Il faudra au moins autant de temps à DSK, voire à Ségolène Royal pour imposer la social-démocratie à l’électorat large du PS, qu’il a fallu de temps à François Bayrou pour redonner du sens au centre, pour réaffirmer la différence des démocrates-chrétiens face aux gaullistes et aux conservateurs, pour faire le tri (parfois malgré lui!), pour convaincre ses militants et ses électeurs non pas sur une image d'Epinal mais sur la réalité d'une vision... c'est ainsi que François Bayrou a réussi à créer une réelle base populaire qui se reconnaît dans un projet clair. Une base populaire que l’UDF n’avait jamais réellement eu !
Biensûr le MoDem n'est pas social-démocrate (la place de l'intervention de l'état dans le processus économique par exemple est une différence majeure), mais si l'on essaye d'observer l'offre politique récente, il est la meilleure proposition que les sociaux-démocrates peuvent attendre, car le chemin emprunté par le PS, je le répète, risque fort de connaître encore et encore des détournements périlleux...
La gauche est en bout de course alors que le centre est en fin de cycle : que l'UMP en profite encore un peu... Car l'avantage d'une fin de cycle c'est qu'elle en ouvre en général un nouveau, et ce nouveau cycle du centre est le fruit de 10 ans de maturation.
Le MoDem est une graine qui peut pousser très vite... Pour cela il faut du soleil (comprendre exposition médiatique) et un peu moins de mauvaises herbes et de parasites... Rien n'est gagné...
01:35 Publié dans Au fil du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 mai 2007
C'est pas un peu fini ce bordel oui !!
Dans la 9ème circonscription des Hauts-de-Seine, Pierre-Christophe Baguet, ex-UDF, est membre du "Nouveau Centre" de Leroy-Morin, pourtant il ne se présente pas sous l'étiquette "Nouveau Centre-majorité présidentielle" mais bien sous l'étiquette UMP. Soit... Là ou ça se complique, c'est que le "Nouveau Centre" présente quand même un candidat face à Baguet : Ségolène Missoffe, femme de paille qui, sous l'étiquette "Nouveau Centre" est juste là pour ramasser des voix (donc des sousous) et contrarier un peu plus la candidate investie par le Modem Dorothée Pineau.
Mais être investi par le Modem ne veut apparemment pas dire y adhèrer !
Sur son tract de campagne, Dorothée Pineau a l'air d'avoir hiberné entre le 22 avril et le 24 mai, elle ne mentionne ni le MoDem ni François Bayrou et s'y affiche aussi bien avec Corinne Lepage et Jean-Marie Cavada qu'avec Hervé Morin... comme au bon vieux temps quoi !
L'UMP aurait-il en fait trois candidats ? On est dans les Hauts-de-Seine me direz-vous... ou bien le MoDem la joue-t'il malin pour garder ses chances face à un électorat très à droite ?
Bref, on n'y comprend plus rien !
Dans le genre bordélique aussi on a dans le 12ème arrondissement de Paris, Marc D’Héré, président d'Initiative Européenne et Sociale (IES) qui se présente sous la bannière PSLE (non pardon "Nouveau Centre", donc en principe majorité présidentielle). Et sur son blog, il se définit du centre gauche ! Alors là moi, je coule, je me noie !
Toute la démarche des Leroy-Morin et Cie qui accueillent Mr d'Héré n'était-elle pas basée sur la seule affirmation d'un centre oui, mais d'un centre droit qui se refusait de lorgner sur sa gauche ? Olalalalala... On nous aurait menti à l'insu de notre plein grès alors ?
Bref si le "Nouveau Centre" collectionne les mauvais points, le MoDem n'est pas non plus tout rose... Avec, par exemple, le parachutage de Djamel Bouras dans le 9-3 qui peut laisser perplexe...
19:05 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 mai 2007
Le sondage le plus fiable n'est pas un sondage...

Oubliez les sondages... Il existe un outil de mesure bien plus fiable. A la base cela ne sert pas à mesurer les intentions de votes mais c'est finalement le meilleur indicateur : ça s'appelle les UBM. Les unités de bruit médiatique. Cette unité de mesure a été mise en place par la sofres, voilà la définition qu'elle propose sur son site :
"L’UBM (Unité de Bruit Media) est un outil de veille permanent de l'information qui s'impose comme le standard de mesure en temps réel de l'actualité. Il porte sur un périmètre plurimedia de 80 supports Presse, Radio et Télévision, généralistes et leaders en audience. L'indice UBM intègre le volume et l'audience de l'information pour mesurer la pression médiatique. Votre impact (marque, thème, personnalité) est mis en perspective avec le contexte médiatique (avec un historique de 3 ans), et l'indicateur est suivi dans le temps pour établir des baromètres."
VOIR LES UBM SUR LE SITE DE LA SOFRES
En fait plutôt que de mesurer l'opinion avec ce qui sort de la bouche des gens, il s'avère plus efficace de le mesurer avec ce qui rentre leur tête...
Les vagues de l'UBM sont hebdomadaires, et elles sont mis en ligne environ 3 semaines après leur calcul. Il est donc vrai que l'on ne peut pas s'en servir comme d'un sondage mais plutôt comme d'une grille de lecture à posteriori... Cela permet de se rendre compte par exemple que le président de la République est le champion des UBM depuis plusieurs années.
L'égalité du temps de parole en périodes électorales est donc une belle supercherie, car cela ne concerne pas tous les médias, et le combat politique ne se joue plus exclusivement sur les débats d'idées mais aussi (et surtout?) sur l'exposition médiatique. Les UBM, par exemple, prennent en compte les magazines people qui ont forcement un impact sur l'opinion.
Ainsi si l'on compare la vague des UBM de la semaine précédant le premier tour (16-22 avril) au résultat du scrutin, le résultat est saisissant :
SARKOZY totalisait 2 709 UBM entre le 16 et le 22 avril, il récolta 11 448 663 voix au premier tour.
Si on prend Nicolas Sarkozy, arrivé en tête, comme référence, alors on obtient qu'une UBM entre le 16 et le 22 avril rapportait en moyenne 4 226 voix (11 448 663 / 2 709 = 4 226).
Ce qui donne quand on le transpose à Ségolène Royal et à François Bayrou :
ROYAL : 2 130 UBM x 4 426 = 9 001 380
(en réalité: 9 500 112 voix)
BAYROU : 1 532 UBM x 4 426 = 6 780 632
(en réalité: 6 820 119 voix)
Même manip' pour le second tour :
SARKOZY totalisait 5 103 UBM entre le 23 et le 29 avril, il récolta 18 983 138 voix au premier tour.
Si on (re)prend Nicolas Sarkozy, (re)arrivé en tête, comme référence, alors on obtient qu'une UBM entre le 23 et le 29 avril rapportait en moyenne 3 720 voix (18 983 138 / 5 103 = 3 720).
Ce qui donne quand on le transpose à Ségolène Royal :
ROYAL : 4 722 UBM x 3 720 = 17 565 840
(en réalité: 16 790 440 voix. On n'est pas si loin et les UBM du 30 au 6 mai n'ont pas encore été dévoilé par la sofres!)
(Petit bémol : "Le droit de savoir" de Villeneuve du 2 mai traitant des fraudeurs faux chômeurs et faux RMIstes ne sera surement comptabilisé dans les UBM de Sarko, il y a toujours moyen de tricher évidemment!)
Bien sûr, l'importance des médias en politique n'est pas un scoop, mais ce qui est saisissant c'est de constater à quel point les résultats des votes épousent les courbes de l'impact médiatique... C'est de la décalcomanie!
Ainsi, on peut d'autant mieux mesurer le préjudice que peuvent occasionné le scandaleux "zappage" de l'intervention de François Bayrou le soir du 6 mai par les 3 grandes chaines nationales, compte tenu de l'audience qu'il y avait ce soir-là, ou encore la très faible couverture par la plupart des grands médias, du lancement du MoDem le 24 mai devant 7000 personnes au zénith!
Après... est-ce que ce sont les médias qui font l'opinion ou est-ce que c'est l'opinion qui fait les médias ? C'est l'histoire de la poule et de l'oeuf... C'est un cercle vicieux ou vertueux, il suffit de savoir jouer avec les cercles! Mais en tout cas, ces petits calculs sont plutôt amusants, eclairants ou effrayants... à vous de voir !
11:30 Publié dans C'est pas croyable... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 mai 2007
Merci à la maison du bricolage LEROY-MORIN
Le tout jeune Parti Social Libéral Européen de Leroy-Morin vient de livrer ses candidats pour les législatives, on y trouve des membres de la famille et des proches des parlementaires sortants révélant, si besoin était, un parti fantôme fait de bric et de broc. Un grand moment de rigolade !
Un grand merci aux 2 bricoleurs du PSLE, Leroy-Morin ! Alors que vous aviez bon nombre d’atouts en main malgré (ou grâce à) l’indigence de votre combat politique, alors que vous étiez en position de force, malgré (ou grâce à) votre parcours félon, malgré cela, vous avez réussi ce que même vos pires ennemis n’espéraient plus, vous avez réussi à faire tomber vos masques, tout seuls. On appelle ça : se tirer une balle dans le pied. Epouses, oncles, chauffeurs… Veaux, vaches, cochons… Vous êtes devenus l’incarnation de la politique que vous condamniez, avant le premier tour de la présidentielle. Vous êtes magnifiques… Et avec quel timing parfait ! Vos listes de parlementaires synchros avec le lancement du Modem… Du fond du cœur les bricoleurs, je vous remercie… Je commençais à m’épuiser à devoir toujours convaincre mes proches qu’à l’UDF, les hommes de pailles étaient ceux qui venaient de quitter le navire alors que vous aviez réussi à insinuer dans la tête des gens que les hommes de pailles étaient ceux qui étaient restés à bord.
Et grâce à votre sens tactique d'une vulgarité abyssale, ceux qui pensaient Bayrou isolés et non représentatifs de l'UDF juste parce qu'il avait été lâché par 22 députés sur 29 peuvent se rendre compte que vous, les 22 députés, vous n’avez de « leader » que le statut, pas la stature. Statut de simples parlementaires auquel on comprend pourquoi maintenant vous vous accrochez… Grâce aux bidouillages grossiers du nouveau PSLE, chacun pourra enfin se rendre compte que vous surfez sur du vent et que l’ UDF, le vrai, que vous revendiquiez n’est pas derrière vous. Vous avez prouvé que l’UDF était derrière son leader, son vrai leader. N’empêche ! Dans cet univers médiatique où la communication compte malheureusement plus que le débat d’idées, vous venez de filer un sacré coup de pouce aux démocrates, bien malgré vous.
Bayrou n'a pas trahi l’UDF, vous avez trahi l’UDF. Bayrou n’est pas isolé, il est suivi par la tête et par les jambes de l'UDF et même au-delà avec le lancement du Modem... et au contraire, ce sont les carriéristes qui en rejoignant l'UMP se sont isolés... On parle parfois de traversée du désert, j’espère et je crois que le Modem aura un groupe parlementaire. Tout le monde est à peu près sûr que le PSLE aura un groupe parlementaire mais si la traversée du désert se prolonge à l’UDF pour 5 années de plus, vous n’en serez pas exempts. Pour vous ce sera la traversée du désert de vos propres consciences...
15:13 Publié dans Au fil du temps | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24 mai 2007
La troisième voie et François Bayrou, le texte fondateur
La base solide d'un projet réaliste, ambitieux et humaniste.
4ème de couverture :
Les fondements d'une troisième voie pour la France :
Social-économie et Etat-stratège.
Christian Saint-Etienne est le théoricien d'une troisième voie à la française. Proche de François Bayrou, il développe dans cet ouvrage les concepts de social-économie et d’État-stratège. Ces piliers sont complétés par la réforme des institutions politiques résultant de l'introduction de la proportionnelle aux élections législatives et du mandat unique. tel est le projet de troisième voie pour la France.
Comment transformer la globalisation de contrainte en opportunité.
Comment construire une économie plus productive et un Etat plus efficace tout en renforçant les solidarités essentielles.
Comment refonder la République et créer une dynamique de croissance dans une société équitable et transparente.
Christian Saint-Etienne est professeur des Universités et membre du Conseil d'analyse économique (CAE) et du Conseil d'orientation des finances publiques, il est président de l'institut France Stratégie.
Christian Saint-Etienne : "La troisième voie n’est pas un moyen terme entre la gauche et la droite, mais une politique puissante et originale, seule à même de replacer la France sur son Centre de gravité. La nécessité de la troisième voie va au-delà de ce qu’ont initié Bill Clinton et Tony Blair. Il s’agit de constituer un nouvel ordre tripolaire pour refonder la République et créer une dynamique de croissance dans une société équitable et transparente."

de Christian Saint Etienne
Edité chez Scali
Paru en avril 2007
80 pages
23:40 Publié dans Ouvrages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Projet d'Espoir
Tour d'horizon du projet de François Bayrou pour la présidentielle 2007
4ème de couverture :
C’est un projet qui s’appelle Espoir. Un projet et pas seulement un programme. Car un programme électoral, c’est trop souvent un catalogue de promesses disparates dont le seul but est de séduire des électeurs. « Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent », disent les cyniques. Avec autant de déceptions au bout. Un projet, c’est plus profond. C’est une vision. Cela parle d’un pays, de son destin. D’un pays, c’est-à-dire d’un peuple et de ses valeurs. Et du chemin qu’il doit suivre pour être heureux, pour être grand, pour être reconnu, pour se reconnaître. À la veille de l’élection présidentielle de 2007, François Bayrou apparaît comme celui qui peut changer le destin politique de notre pays. Il dit : « Nous traversons une crise comme nous n’en avons pas rencontré depuis cinquante ans. Pour sortir de cette crise, il faut bousculer les vieux clivages, imposer un projet d’espoir, qui rassemble au lieu de diviser. » Ce livre est celui des idées claires pour la France. Des idées de réforme concrètes et réalisables, mais plus encore des orientations qui réunissent un pays et lui permettent de trouver son chemin.

Edité aux Editions de Noyelles
Paru en mars 2007
194 pages / 14 cm x 20 cm
22:25 Publié dans Ouvrages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Au nom du tiers état
Recueil de diverses interventions et de plusieurs discours à l'assemblée nationale de François Bayrou sur la crise des institutions en France. Parmi ces textes, l'allocution de François Bayrou à la tribune de l'Assemblée nationale lors du vote de la motion de la censure! Un ouvrage absolument indispensable !
4ème de couverture :
Le pouvoir est verrouillé, le peuple n'y a plus aucune place, on est revenu à l'ancien régime. Depuis un quart de siècle, le pouvoir absolu de cette Ve République finissante, appuyé sur des forteresses financières et médiatiques, a réduit le peuple français à la condition du tiers état de 1789. Jamais la phrase de Sieyès n'a paru plus juste : « Qu-est ce que le tiers état ? Tout. Qu'a-t-il été jusqu'à présent dans l'ordre politique ? Rien. Que demande-t-il ? À devenir quelque chose. » Voilà des années que François Bayrou dénonce la crise de ce régime et la manière dont les clans se l'approprient. Sur ce thème, depuis la tribune de l'Assemblée nationale, il a pris comme cible les abus de pouvoir et défendu les droits du peuple français et du Parlement. Au nom du tiers état, ces textes de combat sont un réquisitoire contre le mépris des citoyens.

Edité chez Hachette Litterature
Paru en octobre 2006
253 pages
18:00 Publié dans Ouvrages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23 mai 2007
démagogie et coups bas...
L’opinion publique se forge à coups de grandes idées et de petites phrases.
Pour celui qui cherche la vérité, il vaut mieux s’intéresser aux grandes phrases et à la somme des petites idées.
17:43 Publié dans Ça me passe par la tête | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





